Encore un saut de puce (de mer) dans notre remontée vers Brié pour un stop à Sarrians, proche de Carpentras, l'occasion de voir Ben et Julie, de bien manger, bien boire dans cette région bénie
par Bacchhus et associés, et pour éliminer tout ça de faire l'ascension (le mot n'est pas trop faible pour les cyclistes très épisodiques que nous sommes ) du Mont Ventoux.
Les trois premières bonnes raisons de venir étant réglées, nous sommes prêts ce samedi matin, (29 juin) pour accomplir la dernière. Direction Bédoin pour louer des
VTT (des amateurs je vous dit...) à peu prêt corrects, un coup d'oeil à la carte pour trouver un itinéraire pas trop bourrin, quelques litres d'eau, trois figues, deux barres de
céréales et nous voila partis un peu dans le doute tout de même, la réputation du "monstre" ayant de quoi inquiéter.
La "Piste des Graviers Blancs" sera le choix fait pour la montée. Bonne pioche car la "bête" s'est finalement laissée domptée sans problème par le peloton (le groupetto
devrais-je dire) composé d'Annick, Arno, Ben et moi. Autre surprise aussi, nous étions seuls sur toute la montée jusqu'à la jonction avec la route goudronnée venant de Malaucène. Après c'est
plutôt une sympathique foire cosmopolite où les "summiters" qui descendent encouragent les "grimpeurs" qui arrivent pour la plus part bien entammés au bout de leur
effort. Pour nous la montée fut aussi longue que paisible, le "stage commando" effectué sur les montagnes corses y étant probablement pour quelque chose.
Ambiance particulière au sommet aussi où les gens se congratulent avec effervescence pour l'exploit accompli. Manifestement pour beaucoup cette montée est un aboutissement dans leur
carrière de cyclotouriste. Cela faisant fortement penser aux montagnards "occasionnels" atteignant le sommet du Mt Blanc. Une joie très bon enfant règne et les échanges d'appareils
photos entre les diverses nationalités sont fréquents. (photo faite par une charmante anglaise)
Quelques heures avant (oui on a pris notre temps)
les deux derniers kilomètres se font sur le goudron, personne ne s'en est plaint.
Descente pour Annick et moi par la route de Bédoin, Ben et Arno préférant revenir par la piste, crever deux fois et terminer à pieds à travers les taillis en poussant le vélo pour Arno... Ces jeuuuuunes, je vous jure.
Nous croiserons des dizaines de cyclos pendant notre retour par ce côté ou le pourcentage moyen est vraiment impressionnant, dépassant à mon avis tout ce qui se fait de pire en France, mon expérience étant limitée, il est vrai" à une montée pedestre (en courant tout de même) à l'Alpe d'Huez, à quelques cols régionaux à vélo, à plusieurs cols alpins et pyrénéens en voiture mais surtout à de nombreuses étapes du tour de France vautré sur mon canapé. Je peux donc me tromper...
Enfin il n'y a pas que le sport dans la vie (pas vrai Greg ?...)
le soleil a dû taper fort ce jour, on avait un peu mal à la tête le lendemain
qui
se mérite tout de même

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